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Engagement au quotidien: arrêter d’ajouter, commencer à ajuster

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Par Stéphanie Lamarche

Comment les 3 pierres angulaire de l’autodétermination soit  AUTONOMIE – COMPÉTENCE –AFFILIATION se traduisent dans le concret, en pratique de gestion au quotidien ?

La réaction instinctive est souvent la même : multiplier les initiatives pour « mobiliser » les équipes. 

Les intentions sont bonnes, mais la question qu’on oublie parfois de se poser est simple : Ces initiatives viennent-elles combler ce qui bloque réellement l’engagement au quotidien ? 

Si les conditions de base qui nourrissent ces trois besoins — autonomie, compétence et affiliation — ne sont pas réellement présentes, ces gestes positifs risquent de rester superficiels, de masquer des frustrations ou irritants, sans les faire disparaitre. De l’énergie investie pour stimuler l’engagement se disperse…

 

Le piège : compenser au lieu de corriger

En ajoutant sans corriger, on continue, sans le vouloir, d’alimenter le désengagement que l’on cherche justement à réduire.

L’engagement se joue dans les détails. On peut organiser une belle activité sociale, mais si les employés n’ont jamais de marge de manœuvre sur leurs décisions, si les priorités changent sans explication ou si leur expertise n’est pas valorisée, ces gestes restent des éclats ponctuels, sympathiques mais inefficaces. On peut parler de performance et afficher les résultats, mais si les attentes ne sont pas claires, si la surcharge est constante ou si le feedback n’arrive que lorsque les choses vont mal, le sentiment de compétence s’érode. Et on peut vanter la culture et l’esprit d’équipe, mais si certains comportements sont tolérés, si les irritants relationnels persistent et que la présence managériale se fait rare, le sentiment d’appartenance restera fragile.

Avant de lancer une nouvelle initiative, il vaut la peine de se demander si les conditions de base sont en place. 
 

3 questions sont essentielles :

  1. Les employés disposent-ils réellement d’autonomie ? 
  2. Ont-ils les outils et la clarté nécessaires pour se sentir compétents ?
  3. Se sentent-ils considérés et respectés au quotidien ?

L’engagement n’est pas un programme ni un événement ponctuel. C’est une conséquence naturelle d’un environnement qui respecte et soutient les personnes. Et la rétention n’est pas d’abord une question de motivation : c’est souvent une question d’environnement. Dans nos usines comme dans nos bureaux, ajouter des gestes positifs sans corriger ce qui cloche, c’est un peu comme pelleter dans le vide. Ajuster d’abord, et renforcer ensuite, voilà la clé pour que l’engagement devienne réel et durable.

 

Du concret s’il vous plait !

1. Nourrir le besoin d’AUTONOMIE - Se sentir acteur, pas simplement exécutant

  • Expliquer le pourquoi derrière un changement de procédure, pas seulement le quoi.
  • Demander l’avis de l’équipe avant d’implanter une nouvelle méthode de travail.
  • Laisser une latitude sur l’organisation de la séquence des tâches lorsque possible.
  • Permettre aux employés expérimentés d’ajuster certaines façons de faire (dans le respect des standards).
  • Impliquer un opérateur dans l’analyse d’un problème de production

L’autonomie se joue souvent dans la manière de communiquer, pas seulement dans la façon de laisser faire les gens.

2. Nourrir le besoin de COMPÉTENCE - Se sentir capable, efficace et utile

  • Donner du feedback précis : “Ta calibration était vraiment bien ajustée aujourd’hui.”
  • Souligner une amélioration technique observée.
  • Offrir de la formation croisée pour élargir les compétences.
  • Confier la formation d’un nouveau à un employé expérimenté.

La compétence se nourrit par la clarté, la progression et la reconnaissance.

3.    Nourrir le besoin d’APPARTENANCE - Se sentir respecté, considéré et relié aux autres

  • Saluer chaque employé par son prénom
  • Prendre 5 minutes pour demander comment ça va (et écouter vraiment).
  • Être présent sur le plancher, pas seulement au bureau.
  • Intervenir rapidement en cas de comportement irrespectueux.
  • Souligner les années de service de façon personnalisée.
  • Faire un suivi après un arrêt de travail ou une période difficile.
  • Dire simplement : « On est contents que tu fasses partie de l’équipe. »

L’appartenance se construit dans la constance des micro-interactions et c’est souvent le plus puissant levier de rétention !

 

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