Par Stéphanie Lamarche, CRHA
Pour qu’elle ait un réel impact, voici ce qui peut faire la différence :
- Envoyer la bonne personne, celle qui va apprendre… et partager
- Donner un objectif clair, avant… et des attentes concrètes après
- Ramener ça dans l’équipe, rapidement, simplement, sans flafla
- Des talents cachés
Une formation, ça ne se termine pas quand le cours est fini. Au contraire, c’est là que tout commence. Elle initie l’apprentissage… mais le vrai défi, c’est l’application sur le terrain, le transfert dans le quotidien et le partage avec les autres, la faire vivre !
Pour y arriver, il faut le provoquer un peu.
Dès le départ, le choix de la formation (et de la personne) fait une vraie différence. En contexte de PME, avec des contraintes budgétaires ou opérationnelles, on ne peut pas envoyer tout le monde. Alors la question devient stratégique : est-ce qu’on envoie la bonne personne ? Quelqu’un qui est déjà curieux, à l’aise de vulgariser, et qui aura naturellement le réflexe de partager ensuite ?
À ne surtout pas mettre de côté, clarifier les attentes avant, puis revenir après sur ce qui peut être appliqué concrètement, les résultats attendus et les premiers essais sur le terrain permettent de garder le focus sur l’essentiel : l’impact réel.
Les suivis n’ont pas besoin d’être lourds pour être efficaces. Une discussion rapide, valider un petit plan de partage de contenu ou de connaissance, ou valider comment le tout peut déjà être appliqué et intégré au quotidien.
On est satisfait du résultat, donnons un petit temps d’antenne à l’employé.e lors d’une rencontre d’équipe pour qu’il propage l’information : un mini retour sur la formation, quelques idées clés, une démonstration terrain ou même une invitation à venir échanger ensuite. Ça transforme rapidement un apprentissage individuel en levier pour toute l’équipe et surtout, ça permet de consolider l’apprentissage.
Une formation de 8h à 16h pas nécessairement … En 2026, apprendre ne se limite plus à rester assis sur une chaise pendant huit heures d’affilée. Les façons d’acquérir des compétences se sont multipliées : micro apprentissages, capsules vidéo, mentorat, communautés de pratique, apprentissage en situation de travail ou encore formations hybrides et asynchrones. Ces approches, souvent plus flexibles et engageantes, respectent mieux les rythmes individuels et favorisent une intégration concrète des connaissances. L’important n’est plus la durée passée en formation, mais l’impact réel sur les compétences et la capacité d’appliquer ce qui a été appris.
On se limite souvent aux compétences requises pour un poste X et on sous-estime souvent une richesse déjà présente dans nos équipes : des talents et des compétences “cachés”.
Qui savait que Bernard était un expert Excel dans une autre vie ? Ou que Jacob parle espagnol ?
Se donner un minimum de visibilité sur qui maîtrise quoi permet de devenir collectivement plus forts, plus complémentaires… et ce, à faible coût.
Parce qu’au-delà des rôles officiels, savoir à qui se référer aide à poser les bonnes questions, débloquer plus rapidement et mieux collaborer au quotidien.
Quand on a accès à cette information, on peut créer des occasions concrètes d’apprentissage et de partage à l’interne. On peut dégager un employé 2 ou 3h par semaine pour partiellement occuper un autre rôle ou pour collaborer à un projet spécifique, ou simplement aider et lui-même former une collègue.
Connaitre les zones de brillances de nos employé.es (en dehors de leur rôle), c’est aussi une excellente façon de stimuler l’engagement, la motivation et même de faire de belle découverte.

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